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	<title>Parité-38 &#187; Parité socio-économique</title>
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	<description>La loi favorise l&#039;égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu&#039;aux responsabilités professionnelles et sociales. (Art. 1er de la Constitution)</description>
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		<title>La parité en économie : féminisation ou reproduction des élites ?</title>
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		<pubDate>Thu, 06 May 2010 10:23:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfpb</dc:creator>
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		<description><![CDATA[(Extrait d’un article de Claire Gatinois paru dans Le MONDE du 02.05.10 )
Nommer des femmes au sein des conseils (d’administration des entreprises du CAC-40) est une initiative semi-volontaire de la part des patrons. Elle fait suite à la proposition de loi du 4 décembre 2009, déposée par la députée UMP Marie-Jo Zimmermann, avec le soutien [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>(Extrait d’un article de <strong>Claire Gatinois</strong> paru dans Le MONDE du 02.05.10 )</em></p>
<p>Nommer des femmes au sein des conseils (<em>d’administration des entreprises du CAC-40)</em> est une initiative semi-volontaire de la part des patrons. Elle fait suite à la proposition de loi du 4 décembre 2009, déposée par la députée UMP Marie-Jo Zimmermann, avec le soutien du président du groupe Jean-François Copé, visant à imposer au moins 40 % de femmes au sein des conseils d&#8217;ici à 2015. Le gouvernement prend ainsi exemple sur l&#8217;Espagne ou la Norvège. Pour l&#8217;heure, en France, le texte n&#8217;a pas encore été promulgué. Mais le patronat semble se l&#8217;être déjà approprié.<img class="alignright size-medium wp-image-902" title="scalp" src="http://www.parite-38.org/wp-content/uploads/2010/05/scalp-300x199.jpg" alt="scalp" width="300" height="199" /></p>
<p><em>&laquo;&nbsp;La France était le pays le plus en retard pour la féminisation des conseils. La menace d&#8217;une loi a suffi à provoquer un mouvement&nbsp;&raquo;</em>, observe Dominique Sénéquier, patronne de la société d&#8217;investissement Axa Private Equity, parmi les femmes les plus influentes du monde selon le magazine <em>Fortune</em>. Mais, <em>&laquo;&nbsp;on croise souvent les mêmes dans les conseils. La féminisation des administrateurs, pour l&#8217;heure, n&#8217;échappe pas à cette habitude&nbsp;&raquo;</em>, constate-t-elle. Dit autrement, que l&#8217;on fasse venir des femmes ou des hommes, la &laquo;&nbsp;consanguinité&nbsp;&raquo; et la reproduction des élites dans les conseils perdurent.</p>
<p>Pour Pierre-Yves Gomez, directeur de l&#8217;Institut français de gouvernement des entreprises, ce travers était prévisible : <em>&laquo;&nbsp;Pour répondre à une question légitime, on a pollué la démocratie d&#8217;entreprise.&nbsp;&raquo;</em> Selon lui, le sujet a été mal posé. Il ne s&#8217;agissait pas seulement de faire entrer dans les conseils des femmes susceptibles de servir d&#8217;alibi, mais des femmes compétentes, à même de tenir tête aux dirigeants. <strong>Or, ajoute M. Gomez, ces compétences existent : <em>&laquo;&nbsp;Il ne serait pas raisonnable d&#8217;imaginer le contraire. Les femmes représentent 51 % de la population française.&nbsp;&raquo;</em></strong></p>
<p>Lire également la chronique de Philippe Lefèbure <a href="http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ecodujour/index.php?id=91074" target="_blank"> L&#8217;éco du jour </a> du 29 avril sur France-Inter</p>
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		<title>Le 8 mars, journée internationale des Femmes,  100 ans cette année, quel sens pour aujourd&#8217;hui?&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 12 Apr 2010 09:13:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>mfpb</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;OBSERVATOIRE  ISEROIS  de la PARITE entre les Femmes et les   Hommes (OIPF/H) a organisé le jeudi 25 Mars à 18heures 30 à la   bibliothèque du Centre ville de Grenoble, un débat  sur ce thème avec la   participation de : Aline HABERER, ancienne conseillère régionale,   [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em>L&#8217;OBSERVATOIRE  ISEROIS  de la PARITE entre les Femmes et les   Hommes (OIPF/H) a organisé le jeudi 25 Mars à 18heures 30 à la   bibliothèque du<img class="alignright size-medium wp-image-852" title="bertille" src="http://www.parite-38.org/wp-content/uploads/2010/04/bertille-300x213.jpg" alt="bertille" width="300" height="213" /> Centre ville de Grenoble, un débat  sur ce thème avec la   participation de : Aline HABERER, ancienne conseillère régionale,   ancienne présidente de l&#8217;OIPF/H) Giovanna FRAGNETO,  de l&#8217;Association   pour la Parité dans les Métiers Scientifiques et Techniques ( APMST),   Christine GRAVEN,  chargée de la formation au diocèse de Grenoble,   Hakima NECIB, conseillère municipale déléguée aux pratiques cultu-relles   , Marie-Julie BERNARD, juriste, enseignante à L&#8217;Institut d&#8217;Etudes   Politiques (IEP) et Marion SOURD, </em>étudiante à L&#8217;IEP.</p>
<p><em>Débat  ponctué d&#8217;improvisations lyriques par Bertille PUISSAT</em></p>
<p><strong>Parcours de 6 générations de femmes, qui ont progressé dans un monde d’hommes.</strong></p>
<p><strong> </strong></p>
<p>•La commémoration et le devoir de mémoire du 8 mars sont fondamentaux pour transmettre  aux jeunes générations les valeurs qui ont mises en mouvement les femmes depuis (au moins) cent ans. Les droits sont fragiles, il faut réaffirmer la valeur de l’égalité femmes et hommes et de l’identité multiple des femmes ;</p>
<p>•Beaucoup d’incompréhension, d’inquiétudes et d’indifférence malgré tout, pour cette journée internationale des femmes.</p>
<p>•Beaucoup de chemin  à parcourir… lutter contre les stéréotypes, revisiter les espaces publics.<img class="alignleft size-medium wp-image-854" title="table-1" src="http://www.parite-38.org/wp-content/uploads/2010/04/table-1-300x167.jpg" alt="table-1" width="300" height="167" /><img class="alignright size-full wp-image-855" title="table-2" src="http://www.parite-38.org/wp-content/uploads/2010/04/table-2.jpg" alt="table-2" width="270" height="167" /></p>
<p>Aline HABERER, conseillère régionale en 1981/85 et 1988/92 retrace son parcours et souligne le sens du 8 mars dans le combat des mouvements féministes. <em> Vous pouvez<a href="http://www.parite-38.org/wp-content/uploads/2010/04/intervention-aline.pdf" target="_blank"> lire l&#8217;intégralité de son intervention en PDF</a></em><br />
Giovanna FRAGNETO évoque le fait que très peu de femmes sont présentes dans des rôles managériaux, particulièrement dans les sciences. De plus, elle  signale les problématiques liées à l’orientation, très peu de femmes s’orientent vers les filières scientifiques malgré de bons résultats dans ce domaine et  en dépit d’une forte féminisation dans l’éducation.</p>
<p>Hakima NECIB rappelle que « 100 ans de 8 mars et 40 ans de MLF, c’est un hommage à des femmes qui ont marqué l’histoire, qui ont osé et combattu pour l’émancipation des femmes grâce à des mouvements féministes. Depuis un siècle, des femmes du monde entier célèbrent le 8 mars. <img class="alignleft size-medium wp-image-858" title="public" src="http://www.parite-38.org/wp-content/uploads/2010/04/public-300x159.jpg" alt="public" width="300" height="159" />Des évolutions majeures  ont été portées par les aînées : droit de vote, contraception, IVG…La diversité est en vogue, veillons à ce que ce phénomène ne soit pas instrumentalisé par les politiques : prendre en compte la diversité sans la substituer à la parité  Nous devons reconnaître les femmes dans leur diversité, nous avons à la fois la rage de réussir et la peur du jugement. La difficulté vient du cumul des discriminations, des freins, tels que, jeune, femme, issue de l’immigration, et laïque ! »<span id="more-830"></span></p>
<p><em>Toutes les intervenantes</em> s’accordent pour dire que des inquiétudes persistent : fermetures des services IVG dans les hôpitaux publics, violences faites aux femmes, retraites inférieures, parité politique en danger ; Le plafond de verre est toujours présent, il empêche les femmes d’accéder à des responsabilités : les   inégalités persistent : écart salarial de 21% entre les hommes et les femmes, le congé parental ou les modes de garde non équitablement partagés. Nous, les femmes, devons nous battre deux fois plus, tout assumer, les différents rôles, mère, professionnelle et gérer la vie quotidienne. La société valorise la jeunesse, la beauté, la visibilité. Un homme est reconnu et valorisé par ses œuvres et une femme par son physique. Nous devons réagir contre ces  stéréotypes.</p>
<p>Nous devons davantage être représentées dans le monde économique et politique. La parité est un beau principe mais  nous avons de nombreux obstacles à surmonter : remise en question de nos droits, recul de la parité lié notamment au scrutin de liste uninominal pour l’élection de  futurs conseillers territoriaux ; les luttes et les combats doivent se faire au quotidien. La féminisation des métiers peut être une revendication symbolique, tout comme celle du nom de « famille » (et non « de jeune fille »). L’enjeu majeur est l’égalité des droits entre les hommes et les femmes. Il nous faut travailler sur les changements de mentalité, les représentations, la répartition des rôles entre les hommes et les femmes. La place de l’éducation doit être au cœur des préoccupations des politiques publiques afin de pouvoir faire évoluer les comportements.</p>
<p>En un mot, réinventer le féminisme en transmettant aux jeunes générations cette histoire, et leur offrir l’espoir pour l’avenir par l’éducation !</p>
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		<title>La femme et le plafond de verre</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Mar 2009 21:07:02 +0000</pubDate>
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				<category><![CDATA[Parité socio-économique]]></category>

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		<description><![CDATA[La femme et le plafond de verre
Par Esther DUFLO(*) 
L&#8217;ascension de Ségolène Royal représente un phénomène rare dans la politique française. Et, bien qu&#8217;elle rejoigne d&#8217;autres femmes influentes en Europe et dans le monde, presque partout dans le monde les femmes restent minoritaires en politique : en 2005, d&#8217;après les Nations unies, seuls 16 % [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: center;"><span style="color: #000000;"><strong>La femme et le plafond de verre</strong><br />
<em>Par Esther DUFLO(*) </em></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">L&#8217;ascension de Ségolène Royal représente un phénomène rare dans la politique française. Et, bien qu&#8217;elle rejoigne d&#8217;autres femmes influentes en Europe et dans le monde, presque partout dans le monde les femmes restent minoritaires en politique : en 2005, d&#8217;après les Nations unies, seuls 16 % des députés et sénateurs dans le monde étaient des femmes. Cette proportion ne progresse que très lentement : en vingt ans, elle n&#8217;a augmenté que de 7 points, augmentation presque entièrement due à l&#8217;instauration, dans certains pays, de quo¬tas qui assurent aux femmes une représentation minimale.<br />
Ce phénomène n&#8217;est pas limité à la politique. Les femmes sont peu représentées dans toutes les positions dirigeantes, aussi bien dans l&#8217;entreprise que dans la vie publique. Elles ne représentent par exemple que 2,5 % de l&#8217;ensemble des cinq personnes les mieux payées de chacune des entreprises des Etats-Unis. L&#8217;expression américaine pour décrire cet état de fait est parlante : les femmes sont enfermées sous un glass ceiling, un plafond de verre qui les empêche de parvenir au sommet.<br />
<span id="more-142"></span></span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;"><br />
A quoi est dû ce plafond de verre ? Est-ce les femmes elles-mêmes (en dehors de quelques exceptions importantes) qui, plus que les hommes, préfèrent éviter les situations où elles se trouveraient en compétition ? Une expérience réalisée auprès d&#8217;étudiants de l&#8217;université de Pittsburgh le suggère : les participants sont payés pour résoudre des additions (ils doivent additionner cinq nombres de deux chiffres). Au premier tour, ils sont payés 50 cents par addition juste. Le deuxième tour est un tournoi avec un autre étudiant : l&#8217;étudiant qui résout le plus d&#8217;additions est payé 2 dollars par addition juste, tandis que celui qui en résout moins n&#8217;est pas payé. Enfin, au troisième tour, ils peuvent choisir leur mode de rémunération (à la pièce, comme au premier tour, ou tournoi, comme au deuxième tour), sans savoir à l&#8217;avance qui sera leur adversaire. Filles et garçons sont également doués pour résoudre les additions. Aussi bien les filles que les garçons sont motivés par le tournoi et résolvent nettement plus d&#8217;additions au deuxième tour. Mais, au troisième tour, 73 % des garçons choisissent le tournoi, contre seulement 35 % des filles. Les garçons ont tendance à choisir le tournoi trop souvent : un certain nombre des plus faibles, qui gagneraient plus à la pièce, choisissent néanmoins le tour¬noi. Les filles ne le choisissent pas assez souvent : deux tiers des filles les plus fortes, qui gagneraient plus en tournoi, choisissent le paiement à la pièce, et se mettent donc délibérément hors jeu. Les auteurs de l&#8217;étude attribuent cette différence en grande partie au fait que les garçons ont davantage confiance en eux que les filles, et ont même tendance à surestimer leurs capacités. La modestie des filles leur coûte cher : au final, les filles gagnent nettement moins que les garçons dans un jeu pour lequel elles sont tout aussi compétentes.<br />
Mais pourquoi les garçons ont-ils plus confiance en eux ? Une explication possible est que les filles ne sont pas encouragées à se montrer compétitives. Dans de nombreuses circonstances, une femme ambitieuse ou compétitive est considérée comme «non féminine», en rupture avec son rôle traditionnel. Un petit test rapide, que vous pourrez trouver sur le site du projet «implicite» de Harvard, devrait vous convaincre de l&#8217;impor¬tance de ces préjugés : choisissez le test «gender and carreer» sur la page https://implicit.harvard.edu/impli¬cit/demo/selectatest.jsp (les instructions existent en français sur la page https://implicit.harvard.edu/implicit/ canadafr/faqs.html, mais le test «genre et carrière» n&#8217;existe qu&#8217;en anglais). Le test, qui prend quelques mi¬nutes, permet de mesurer à quel point nous associons de manière inconsciente des concepts (par exemple celui de femme et de famille, ou d&#8217;homme et de carrière). Il révèle, chez la plupart des sujets, une association forte entre femmes et famille (par opposition à carrière) et entre femmes et position dominée (par opposition à une position d&#8217;autorité).<br />
Si les femmes sont implicitement associées à la sphère privée et à la position dominée, les femmes diri¬geantes font face à un double handicap : soit elles se conforment à l&#8217;idéal traditionnel féminin, auquel cas elles ne peuvent pas être perçues comme des leaders compétents ; soit elles se conforment à l&#8217;idéal du leader, auquel cas elles sont pénalisées pour ne pas correspondre à l&#8217;idéal traditionnel de la femme («Qui va garder les enfants ?»). C&#8217;est la théorie du backlash (choc en retour), dont de nombreuses expériences ont montré la pertinence : ainsi, quand les sujets doivent choisir un leader parmi différents caractères (hommes et femmes ambitieux ou effacés), les personnages féminins «ambitieux» sont-ils rejetés par la plupart des sujets, alors que les hommes ambitieux, eux, sont plébiscités.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span style="color: #000000;">femmes elles-mêmes adoptent pour s&#8217;en protéger. Le succès de Ségolène Royal ou de Michelle Bachelet repose en partie sur le fait qu&#8217;elles parviennent à combiner une présence féminine et une aura d&#8217;autorité. Cela demande des femmes hors du commun. On aimerait que leur succès contribue à banaliser le phénomène : une femme dirigeante.<br />
<em>(*) Esther Duflo est économiste, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT)</em></span></p>
<p style="text-align: right;"><span style="color: #000000;"><br />
LIBERATION : lundi 27 novembre 2006</span></p>
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