L’Assemblée Nationale a adopté le 6 décembre 2011 la proposition de résolution réaffirmant la position abolitionniste de la France.

L’Observatoire Isérois de la Parité entre les Femmes et les Hommes est attentif aux arguments mettant en avant, dans ce problème, l’égalité entre les femmes et les hommes.

Depuis le 6 décembre 2011, date de ce vote, la presse a fait état d’échanges et arguments entre les diverses positions. On peut citer, entre autres : Libération : La prostitution bannie à l’Assemblée ; Le point : Prostitution : « Nous ne sommes pas des victimes » ; le post : Abolition de la prostitution, et après ? ; Rue 89 : Prostitution : « Sauvez nos emplois ! » ; Le monde : Prostitution : l’Assemblée affirme « la position abolitionniste de la France » ; Terrafemina : Prostitution : une loi « concrète » pour une « société sans prostitution » et 3 articles du Monde : pourquoi il faut abolir ce prétendu métier ; face a l’hypocrisie puritaine défendons les arts du lit ;
refuser la marchandisation des êtres.

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Une  commission de réflexion,  présidée par Michèle REISER, a étudié la manière dont l’image des femmes était représentée dans les médias. La commission s’est attachée à comprendre pourquoi et comment cette image souffrait d’un tel décalage entre le rôle et la place reconnus aux femmes dans la société et les stéréotypes qui leur sont assignés.

Les travaux se sont  appuyés sur l’audition de professionnels des médias, d’institutionnels, d’associations et de chercheurs spécialisés dans ce domaine

Les grands axes privilégiés par la commission correspondent aux « trois enjeux fondamentaux de la modernité des femmes » :
* l’accès au travail et au savoir ;
* l’articulation des vies professionnelles et familiales et le soin des enfants ;
* le rapport au corps et au désir
.

Michèle Reiser précise que, bien « qu’en grande partie inefficace, l’arsenal législatif est déjà abondant ». Privilégiant le dialogue et la pédagogie, la commission qu’elle préside préconise plusieurs pistes d’actions.

Le communiqué , sur le site du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
Le rapport (PDF), sur le site du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
Ce dernier rapport peut également être téléchargé ici

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A  cette question Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherches à l’institut Pasteur a répondu, que la taille du cerveau n’est pas pertinente, qu’il n’existe aucun rapport entre la taille du cerveau et les aptitudes intellectuelles. De plus il existe autant des différences aussi grandes entre des cerveaux d’un même sexe qu’entre ceux de sexes opposés.

 

Le Colloque organisé dans le cadre des Institutions composant GIANT (CEA, CNRS, ESRF, ILL, Grenoble INP, UJF, Grenoble Ecole de Management) en collaboration avec l’APMST ce 29 novembre dernier posait une question plus précise :

Les métiers scientifiques ont-ils un sexe ? (programme téléchargeable ici)

Le panel des femmes présentes, politiques, scientifiques, universitaires ou ingénieures, ont toutes répondu que la culture et l’éducation jouaient un rôle prépondérant dans le choix des métiers mais elles ont aussi insisté sur  la lutte essentielle  contre les préjugés inégalitaires entre les femmes et les hommes, et sur l’indispensable confiance en soi voire l’audace dont les filles doivent faire preuve au long de leur scolarité.

Au cours de ce colloque Mathilde Dubesset, historienne (mais aussi présidente de l’OIP F/H) a rappelé  qu’une des première femme mathématicienne reconnue par son intelligence et ses découvertes vivait au 4eme siècle  et qu’à la mort  d’Emilie du Chatelet, Voltaire avait écrit à l’un de ses amis : « Je n’ai pas perdu une maitresse, mais la moitié de moi-même. Un esprit pour lequel le mien semblait avoir été fait. »

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La République des Idées, a organisé les 11, 12 et 13 novembre dernier, à la MC2 de Grenoble, un forum sur le thème
« Refaire société »

Nous retenons ici un court extrait de l’intervention de Françoise Héritier, antropologue-ethnoloque, professeur honoraire au Collège de France  (où elle a succédé à Claude Lévy-Strauss) sur la question de l’égalité femmes-hommes, et notamment sur ce que les hommes eux-mêmes ont à gagner dans l’instauration d’une véritable égalité…

Pour l’écouter :

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Dans le cadre de la 1 ère quinzaine de l’Égalité femmes/hommes en Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère  a organisé, lundi  10 octobre, à l’Hôtel du département,  un après-midi d’échanges sur le thème « parité et politique ». Au programme :
->  conférence-débat par Réjane Sénac-Slawinski, chargée de recherche au CNRS , politologue : la parité ou le partage à égalité du pouvoir  entre les hommes et les femmes.
-> intervention de Mathilde Dubesset, présidente de l’Observatoire isérois de la parité
-> intervention de Brigitte Périllié, présidente de l’association des femmes élues de l’Isère AFEI

L’observatoire y a installé les 7 panneaux de son exposition « L’égalité entre les femmes et les hommes, un mouvement toujours en marche au XXIème siècle »

Ces panneaux sont visibles et téléchargeable en cliquant ici

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En 110 ans d’histoire, seules douze femmes avaient reçu le prix Nobel de la paix !

Le Nobel de la paix 2011 a été conjointement attribué vendredi 7 octobre à trois femmes militantes : deux femmes libériennes, la présidente Ellen Johnson Sirleaf et la militante Leymah Gbowee, ainsi que la Yéménite Tawakkol Karman,

Les trois lauréates sont récompensées « pour leur lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux processus de paix », a déclaré à Oslo le président du comité Nobel norvégien

Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, première femme à être démocratiquement élue à la tête d’un pays africain en 2005, a œuvré pour la reconstruction d’un pays ravagé par 14 ans de guerres civiles

Leymah Gbowee, « guerrière de la paix » à l’origine d’un mouvement pacifique qui contribuera, notamment à l’aide d’une « grève du sexe », à mettre fin à la deuxième guerre civile en 2003

Elle a mobilisé et organisé les femmes au-delà des lignes de division ethniques et religieuses pour mettre fin à une longue guerre au Liberia et assurer la participation des femmes aux élections, aidant en cela à celle de Madame Sirleaf.

Tawakkol Karman, a  joué « un rôle prépondérant dans la lutte en faveur des droits des femmes, de la démocratie et de la paix au Yémen »,  elle est une figure emblématique du soulèvement populaire contre le président Ali Abdallah Saleh au Yémen, pays conservateur où les femmes ne jouent pas de rôle de premier plan en politique. Elle a dédié son prix « au printemps arabe »

 

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Le terme « genre » est apparu en France, il y a une quarantaine d’années, en même temps que les mouvements féministes se structuraient, et que le MLF se donnait à voir en déposant une gerbe  à Paris, sous l’Arc de Triomphe, tout en  déclarant « il y a plus inconnu que le soldat inconnu : sa femme ».
C’est en effet lorsqu’en 1972 parait «Gender, Sex and Society » d ’Ann OAKLAY, que le concept « genre » propose de faire la distinction entre la dimension biologique (sexe) et la dimension culturelle (genre).

N’oublions pas non plus le « on ne nait pas femme, on le devient » de Simone de Beauvoir.

Il aura donc fallu tout ce temps et toutes ces observations sur l’inné et l’acquis, sur le poids de l’éducation et de la culture, déterminant les rôles sociaux respectifs des femmes et des hommes – sans compter les débats sur l’égalité femmes hommes et les lois sur la Parité- pour que s’inscrive enfin en cette année 2011 dans les manuels scolaires des classes de seconde : « la sexualité humaine ne se limite pas aux seuls facteurs biologiques…/.. »   Et que s’engage peut-être un réel changement dans les esprits dès le plus jeune âge.

La cause n’est pas gagnée. L’Eglise catholique organise la riposte, (à noter que des groupes constitués d’inspiration chrétienne s’en désolidarisent) et 80 députés de l’UMP ont demandé le retrait des manuels de SVT (sciences  de la vie et de la terre) dans lesquels s’inscrit le chapitre « devenir homme ou femme ».

C’est un sujet grave, qui concerne les relations entre filles et garçons  et leur devenir d’adultes.

Souhaitons plutôt qu’il soit abordé dans d’autres programmes tels que l’enseignement de l’histoire ou du français,et mieux encore de manière transversale,  pour amener une plus ample réflexion sur un mode de vie et une société harmonieuse entre les femmes et les hommes.

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Un article du Monde magazine du 25 juin pouvait attirer l’attention :

«  Football  Honneur aux dames  » On y apprenait que le Mondial féminin de football commençait le 26 juin et que les « bleues » rencontreraient le Nigeria le même jour. Elles ont gagné, l’avez-vous su?

Sur  France-Info du lundi 27 juin, on peut trouver  dans  un éditorial de Jean-Christophe Martin ce qui suit et qui reflète bien la réalité :

« elles s’appellent Louisa Necib, Elise Bussaglia ou Gaëtane Thiney, ces noms ne vous disent peut-être rien, en tout cas vous les connaissez moins, mais pourtant elles sont les Zidane, les Ribéry ou les Thuram du foot féminin… Et la vedette hier,  s’appelait Marie-Laure Delie, si c’était un homme, on ne verrait qu’elle à la une de l’Equipe et même ailleurs…

la footballeuse Marie-Laure Delie ../..  c’est elle qui a marqué hier le but de la victoire pour les Françaises qui ont réussi grâce à elle leur entrée au Mondial de foot féminin en Allemagne en battant le Nigeria.

Ce n’est qu’une première victoire, ça n’est qu’un premier but, mais de le voir si petit ce matin dans la presse, on se dit que la parité dans le sport, c’est encore du sport…

Et ce soir 30 juin, elles joueront contre le Canada. A suivre?

www.footofeminin.fr/

 

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Plus jamais çà ! Combien de fois n’ a-t-on pas entendu ces mots et en diverses circonstances. Ici, c’est le titre de l’éditorial de l’hebdomadaire Elle du 27 mai 2011. « Plus jamais çà !  On voudrait, on rêverait qu’il y ait un avant et un après Nafissatou Diallo. »

Sur ce sujet, de nombreuses réactions et pétitions  ont été offertes à chacun(e) d’entre nous pour prendre (ou non) position. L’Observatoire doit-il adopter une position publique sur ces faits ?

La tribune d’Irène Théry dans le Monde de dimanche 29- lundi 30 mai apporte aussi  des éléments de  réflexion et de réponse.

Mon sentiment est que, par-delà mes convictions, le féminisme à la française est toujours vivant. Il est fait d’une certaine façon de vivre et pas seulement de penser, qui refuse les impasses du politiquement correct, veut les droits égaux des sexes et les plaisirs asymétriques de la séduction, le respect absolu des du consentement et la surprise délicieuse des baisers volés.

En moins d’une semaine, avec humour et sans se mettre à ressembler aux caricatures qu’on se plaît à faire d’elles, les femmes françaises ont réussi à multiplier initiatives individuelles et mobilisations collectives, redresser la barre du débat français et revendiquer la « présomption de véracité » à laquelle a droit Nafissatou Diallo comme aussi importante que la présomption d’innocence qui doit bénéficier à DSK.

Elles ont redonné sa chance à la diversité de la pensée féministe et des centaines de milliers d’hommes s’y retrouvent très bien. Au milieu de la tempête de boue qui nous agite depuis deux semaines, un petit moment de grâce démocratique a réussi à se faufiler, par-delà les sexes et les cultures.

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« Une association de 20 filles et de 20 garçons a entrepris de nettoyer bénévolement la ville. Sur leur tente une devise : Nous sommes des lions. Nous ne vendrons pas le pays pour de l’or » (Béatrice Gurrey – Le Monde)

(Le Monde 15 avril 2011)

(Le Monde 15 avril 2011)

Des femmes participent au processus de la révolution pour la liberté.  Sur la place du palais de justice, elles manifestent en faveur de la révolution, le 13 avril.

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