La loi favorise l'égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu'aux responsabilités professionnelles et sociales. (Art. 1er de la Constitution)
Le Conseil constitutionnel, saisi le 29 février d’une Question Prioritaire de Constitutionnalité sur l’article 222-33 du code pénal qui définit le délit de harcèlement sexuel, a décidé vendredi 4 mai d’abroger cet article, le jugeant contraire à la Constitution. (lire le communiqué du Conseil Constitutionnel)*.
L’article concerné indiquait : « Le fait de harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs de nature sexuelle est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende. » Son abrogation « est applicable à toutes les affaires non jugées définitivement »,
La Délégation Sénatoriale aux Droits des Femmes a réagi à cette décision.
« Si cet article méritait de faire l’objet d’un réexamen, elle déplore vivement les conséquences de l’abrogation de cette disposition qui a pour effet de faire tomber toutes les affaires de harcèlement sexuel actuellement en cours devant les juridictions pénales. [...] Le Parlement et les pouvoirs publics doivent se mobiliser pour combler au plus vite le vide juridique qui résulte de cette abrogation et ne pas envoyer un signal d’impunité à ceux qui se livrent à ce type d’agissements. A cette fin, la délégation sénatoriale aux droits des femmes va engager une réflexion dans la perspective de la préparation d’une proposition de loi. »
L’Observatoire Isérois de la Parité entre les Femmes et les Hommes soutient cette déclaration Il appelle les membres des futurs gouvernement et parlement à l’élaboration et au vote aussi rapide que possible d’un texte, rédigé avec le plus grand soin, sur ce sujet essentiel à la promotion de l’égalité entre les femmes et les hommes dans la société.
Dans une élection majeure comme la présidentielle, interpeller les acteurs politiques est une démarche essentielle pour rappeler que l’Observatoire Isérois de la Parité entre les femmes et les hommes est vigilant sur la question de la parité dans tous les domaines et principalement sur celle de la parité en politique
L’observatoire et L’AFEI-association des femmes élues de l’Isère -se sont associées à Elles Aussi pour interroger les candidats sur la nature de leurs engagements concernant la parité entre les femmes et les hommes en politique. Des questions précises sur leurs intentions leur sont posées, une réponse rapide demandée , qui sera publiée. (questionnaire ci-joint).
Nous avons également insisté sur la pertinence de la création dès la mise en place du prochain gouvernement d’un Ministère de la Parité intégrant l’égalité pleine et entière entre les femmes et les hommes dans tous les domaines.
Une démarche similaire sera engagée lors de l’élection législative.
Un an après le début des révolutions arabes, France Inter et le journal Le Monde ont relayé un Appel pour la Dignité et l’Egalité rédigé par 8 femmes de divers pays arabes.
La pétition sera remise au Président du Conseil Européen à l’occasion du Sommet des chefs d’état et de gouvernement de l’Union Européenne à Bruxelles, le 25 mai 2012. Signez cette pétition en ligne.
Les chiffres sont là éloquents. La différence de salaire entre les femmes et les hommes est globalement de 27% ; nos amies féministes du Laboratoire de l’égalité le confirment.
Si nous cherchons à affiner ces chiffres et si nous suivons l’analyse de l’Observatoire des inégalités , pour un travail à temps plein l’écart global est de 20%
Mais il est de 30% chez les cadres et de 6% chez les employés, de 14% dans les professions intermédiaires.
Il n’empêche : à poste et expérience équivalents : les femmes touchent 10 % de moins.
Des explications sont avancées, le manque d’expérience, l’orientation, le temps partiel…et l’arrivée des enfants ! Sur ce point la lecture d’un article de Dominique Meurs est éclairante.
Des lois ont été votées depuis 1983, la dernière date de 2006, qui affirmait que l’égalité salariale devait être réalisée en cinq ans.
Les décrets d’application étaient attendus, la date butoir pour la production obligatoire d’un rapport de situation comparée et les sanctions pour le non respect de cette égalité, décidée au 31 décembre 2010.
Certaines entreprises n’ont pas attendu la loi. Mais, nous dit Françoise Malewski, « les autres n’ont rien à craindre des décrets d’application. Peut-on croire que les entreprises sont spontanément motivées par l’égalité salariale…/… Cinq ans après la loi, on se retrouve à la case départ »
Avec d’autres associations, aux niveaux départemental et national , il nous reste à interpeller les candidats, tant à la présidentielle qu’aux législatives qui suivent, sur cette question essentielle.
L’Assemblée Nationale a adopté le 6 décembre 2011 la proposition de résolution réaffirmant la position abolitionniste de la France.
L’Observatoire Isérois de la Parité entre les Femmes et les Hommes est attentif aux arguments mettant en avant, dans ce problème, l’égalité entre les femmes et les hommes.
Une commission de réflexion, présidée par Michèle REISER, a étudié la manière dont l’image des femmes était représentée dans les médias. La commission s’est attachée à comprendre pourquoi et comment cette image souffrait d’un tel décalage entre le rôle et la place reconnus aux femmes dans la société et les stéréotypes qui leur sont assignés.
Les travaux se sont appuyés sur l’audition de professionnels des médias, d’institutionnels, d’associations et de chercheurs spécialisés dans ce domaine
Les grands axes privilégiés par la commission correspondent aux « trois enjeux fondamentaux de la modernité des femmes » :
* l’accès au travail et au savoir ;
* l’articulation des vies professionnelles et familiales et le soin des enfants ;
* le rapport au corps et au désir.
Michèle Reiser précise que, bien « qu’en grande partie inefficace, l’arsenal législatif est déjà abondant ». Privilégiant le dialogue et la pédagogie, la commission qu’elle préside préconise plusieurs pistes d’actions.
Le communiqué , sur le site du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
Le rapport (PDF), sur le site du ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité
Ce dernier rapport peut également être téléchargé ici
A cette question Catherine Vidal, neurobiologiste, directrice de recherches à l’institut Pasteur a répondu, que la taille du cerveau n’est pas pertinente, qu’il n’existe aucun rapport entre la taille du cerveau et les aptitudes intellectuelles. De plus il existe autant des différences aussi grandes entre des cerveaux d’un même sexe qu’entre ceux de sexes opposés.
Le Colloque organisé dans le cadre des Institutions composant GIANT (CEA, CNRS, ESRF, ILL, Grenoble INP, UJF, Grenoble Ecole de Management) en collaboration avec l’APMST ce 29 novembre dernier posait une question plus précise :
Le panel des femmes présentes, politiques, scientifiques, universitaires ou ingénieures, ont toutes répondu que la culture et l’éducation jouaient un rôle prépondérant dans le choix des métiers mais elles ont aussi insisté sur la lutte essentielle contre les préjugés inégalitaires entre les femmes et les hommes, et sur l’indispensable confiance en soi voire l’audace dont les filles doivent faire preuve au long de leur scolarité.
Au cours de ce colloque Mathilde Dubesset, historienne (mais aussi présidente de l’OIP F/H) a rappelé qu’une des première femme mathématicienne reconnue par son intelligence et ses découvertes vivait au 4eme siècle et qu’à la mort d’Emilie du Chatelet, Voltaire avait écrit à l’un de ses amis : « Je n’ai pas perdu une maitresse, mais la moitié de moi-même. Un esprit pour lequel le mien semblait avoir été fait. »
La République des Idées, a organisé les 11, 12 et 13 novembre dernier, à la MC2 de Grenoble, un forum sur le thème « Refaire société »
Nous retenons ici un court extrait de l’intervention de Françoise Héritier, antropologue-ethnoloque, professeur honoraire au Collège de France (où elle a succédé à Claude Lévy-Strauss) sur la question de l’égalité femmes-hommes, et notamment sur ce que les hommes eux-mêmes ont à gagner dans l’instauration d’une véritable égalité…
Pour l’écouter :
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Dans le cadre de la 1 ère quinzaine de l’Égalité femmes/hommes en Rhône-Alpes, le Conseil général de l’Isère a organisé, lundi 10 octobre, à l’Hôtel du département, un après-midi d’échanges sur le thème « parité et politique ». Au programme :
-> conférence-débat par Réjane Sénac-Slawinski, chargée de recherche au CNRS , politologue : la parité ou le partage à égalité du pouvoir entre les hommes et les femmes.
-> intervention de Mathilde Dubesset, présidente de l’Observatoire isérois de la parité
-> intervention de Brigitte Périllié, présidente de l’association des femmes élues de l’Isère AFEI
L’observatoire y a installé les 7 panneaux de son exposition « L’égalité entre les femmes et les hommes, un mouvement toujours en marche au XXIème siècle »
Ces panneaux sont visibles et téléchargeable en cliquant ici
En 110 ans d’histoire, seules douze femmes avaient reçu le prix Nobel de la paix !
Le Nobel de la paix 2011 a été conjointement attribué vendredi 7 octobre à trois femmes militantes : deux femmes libériennes, la présidente Ellen Johnson Sirleaf et la militante Leymah Gbowee, ainsi que la Yéménite Tawakkol Karman,
Les trois lauréates sont récompensées « pour leur lutte non violente en faveur de la sécurité des femmes et de leurs droits à participer aux processus de paix », a déclaré à Oslo le président du comité Nobel norvégien
Ellen Johnson Sirleaf, 72 ans, première femme à être démocratiquement élue à la tête d’un pays africain en 2005, a œuvré pour la reconstruction d’un pays ravagé par 14 ans de guerres civiles
Leymah Gbowee, « guerrière de la paix » à l’origine d’un mouvement pacifique qui contribuera, notamment à l’aide d’une « grève du sexe », à mettre fin à la deuxième guerre civile en 2003
Elle a mobilisé et organisé les femmes au-delà des lignes de division ethniques et religieuses pour mettre fin à une longue guerre au Liberia et assurer la participation des femmes aux élections, aidant en cela à celle de Madame Sirleaf.
Tawakkol Karman, a joué « un rôle prépondérant dans la lutte en faveur des droits des femmes, de la démocratie et de la paix au Yémen », elle est une figure emblématique du soulèvement populaire contre le président Ali Abdallah Saleh au Yémen, pays conservateur où les femmes ne jouent pas de rôle de premier plan en politique. Elle a dédié son prix « au printemps arabe »
Une exposition (7 panneaux mobiles) est disponible à la demande : parite-38@parite-38.org. Elle est actuellement au Conseil général de l'Isère Hôtel du département 7 Rue Fantin-Latour à Grenoble.
L'Assemblée Nationale, le 23 février 2010 a adopté par 467voix contre 7 la résolution visant à promouvoir l’harmonisation des législations européennes applicables aux droits des femmes. (voir aussi le n°110 de la revue Choisirlacausedesfemmes )